Promouvoir le tourisme balnéaire. Tel est l’objectif de l’association Zazan’ny Manakara en participant à l’évènement Carnaval de Madagascar tenu dans la capitale la semaine dernière. « L’association ne regroupe pas seulement les natifs de Manakara, mais tous les gens qui aiment cette ville. Afin de témoigner notre amour à cette ville, l’association a estimé qu’il fallait monter un projet de développement durable à commencer par l’assainissement de la plage pour attirer les touristes », a expliqué Noro Luc Mohamed, président de l’association Zazan’ny Manakara. Le défi est ainsi de taille afin de modifier une pratique d’antan qu’est la défécation à l’air libre, sur la plage. « Une lueur d’espoir commence à apparaître. Nos principaux collaborateurs sont les vendeurs le long de la plage. Ils assurent la surveillance de cette plage. Tandis que nous prévoyons de multiplier la construction de toilettes et de renforcer les travaux de sensibilisation », ajoute Noro Luc Mohamed.
Afin de convaincre également les habitants de ce district à emboiter ce pas vers la promotion du tourisme balnéaire, l’association multiplie les œuvres humanitaires. « Nous venons en aide aux plus démunis lors des catastrophes, entre autres la distribution de vivres aux sinistrés, la réhabilitation de maisons et l’organisation de festivité pour motiver les jeunes à participer au projet de développement », conclut le président de l’association Zazan’ny Manakara.
http://www.lexpressmada.com/blog/actualites/manakara-relance-du-tourisme-balneaire-36686/
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Madagascar , mon rêve
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pour préparer vos prochaines vacances dans la grande île !
A bientôt
Cordialement
Dilann Mamodaly
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mercredi 24 juin 2015
vendredi 19 juin 2015
Nosy Saba : Joyau des Radama
Départ de Nosy Be pour trois heures de mer. Direction plein sud. Après avoir admiré Nosy Iranja et la côte sauvage de la Grande Terre, notre coque rapide serpente déjà à travers les îles qui constituent l’archipel des Rad ama. Droit devant des points furtifs (des voiles ? des rochers ?), tel un mirage, semblent vouloir barrer l’horizon. Très vite on découvre qu’il s’agit d’une végétation luxuriante qui couvre les 130 ha d’une île (1,8 km de long sur 800 m de largeur) dont les représentants les plus majestueux s’aperçoivent de fort loin.
Bienvenue à Nosy Saba où l’on débarque sur une immense plage de sable blanc que bordent des eaux turquoise. Le luxueux lodge qui s’y est implanté, n’a enlevé en rien le côté authentique des lieux qui présentent l’exceptionnelle (ici l’adjectif est vraiment approprié) particularité d’offrir, à quelques centaines de mètres de distance, des paysages extrêmement variés : petite crique encerclée de rochers surmontés d’une belle végétation, forêt primaire abritant une riche faune, bois de filaos qui surplombent de majestueuses falaises…
Un circuit de plus de deux heures parcourt le pourtour de l’île. Un autre traverse la dense forêt du centre où vivent une multitude d’oiseaux (milan noir, phaëton à queue blanche, faucon de Newton, gravelot de Leschenault…) et de rares lémuriens « aux yeux bleus ». Des marais et étangs sont autant de lieux de nidification pour des hérons, petits paradisiers, martin-pêcheur, dendrocygnes (canards) fauves ou veufs… Ce sont sur les plages, à quelques dizaines de mètres des bungalows, qu’en toute quiétude les grandes tortues marines viennent pondre. Ici elles se sentent protégées. Tout comme les cohortes de pintades sauvages ou les poules d’eau qui fréquentent les alentours du lodge.
Poissons coralliens le long de beaux récifs, mais aussi dauphins et, de juillet à octobre, baleines à bosse séjournent dans les eaux calmes, translucides et peu profondes qui entourent Nosy Saba. Les populations locales et principalement les pêcheurs traditionnels ont, eux aussi, libre accès à l’île où ils bivouaquent parfois. On peut aisément les côtoyer et appréhender leurs techniques de pêche et de séchage du poisson.
Au soleil couchant, parcourir les grandes étendues qui permettent d’atteindre des falaises crayeuses offre un réel sentiment de liberté. Sur sa branche, un aigle pêcheur nous observe arpenter les derniers hectomètres qui nous séparent d’un vertigineux panorama sur la Grande Terre à moins de dix kilomètres de distance. Respectueux des traditions locales, les nouveaux habitants de l’île (qui était d’ailleurs demeurée inoccupée) ont érigé un Hankazomanga composé de quatre gigantesques pierres levées. Pour implorer toutes les forces de l’univers afin de protéger, à tout jamais, ce qui doit être considéré comme un véritable sanctuaire naturel.
Texte et photos #RichardBohan
mercredi 27 mai 2015
Danses des lémuriens
mercredi 20 mai 2015
Tourisme : Air Austral signe une convention avec Air Madagascar - Economie - Journal de l'île de la Réunion
mercredi 13 mai 2015
Tsimanapetsotse : Le cimetière sous les eaux
Digne d’un scénario à la Jurassic Park. Tout commence quand un plongeur, guide touristique de son état, décide de visiter trois grottes sous-marines jusque-là inexplorées. Nous sommes au coeur du parc national du Tsimanapetsotse, province de Toliara, un ensemble de 43 200 hectares ramassés autour du seul lac salé du pays. Ce qu’il découvre dans ces grottes appelées Malazamanga, Mitoho et Aven Cave, d’une longueur de trois kilomètres en moyenne, ne manque pas de l’intriguer : des ossements fossilisés apparemment très anciens dont il remonte quelques échantillons. Parmi eux, ce qui a tout l’air d’être des crânes de lémuriens. Il contacte aussitôt la prestigieuse revue américaine National Geographic (qui finance aujourd’hui les recherches), laquelle alerte à son tour des paléontologues de l’Université du Massachussetts et du Brooklyn Collège. Des scientifiques de l’Université d’Ankatso sont également contactés.
Cette découverte s’avère remarquable à plus d’un titre. De par le grand nombre de fossiles découverts mais aussi en raison de leur qualité de conservation. « Ils sont très complets, c’est inhabituel en paléontologie, souvent vous découvrez des os cassés ou des parties de corps séparées les unes des autres. Ici, tout est en bon état », souligne Alfred Rosenberg, anthropologue au Brooklyn Collège, qui a pu étudier les premiers fossiles. Même enthousiasme du côté des scientifiques malgaches.
« On n’a jamais rien vu de pareil. On a pu mettre la main sur deux espèces éteintes de lémuriens, dont le Megaladapis, une espèce disparue il y a 500 ans », fait valoir le Dr Armand Rasoamiaramanana, un des paléontologues de la mission scientifique. Sans oublier les ossements d’autres espèces de vertébrés terrestres d’un intérêt scientifique exceptionnel.
Comme le fossa géant (Cryptoprocta spelea), l’aepyornis ou « oiseau éléphant », ou encore l’hippopotame nain, le crocodile marin et plusieurs rongeurs d’espèces elles aussi éteintes. « C’est un véritable trésor, et qui n’a pas fini de nous réserver bien des surprises », souligne le Dr Armand Rasoamiaramanana.
#SolofoRanaivo
Au mois de janvier, des scientifiques américains annoncent la découverte dans le Sud-Ouest de trois grottes enfouies à 35 mètres sous les eaux, contenant les restes de nombreux lémuriens. Il pourrait s’agir de la plus grande collection de fossiles d’espèces de lémuriens éteints jamais découverte.
vendredi 27 février 2015
Sambatra : Au pays des Antambahoaka
Le Sambatra, improprement appelé circoncision collective, est un moment exceptionnel dans la vie des Antambahoaka de la région de Mananjary. Il n’a lieu qu’une fois tous les sept ans et commémore le voyage du premier ancêtre, depuis La Mecque jusqu’à Madagascar. Des images elles aussi exceptionnelles rapportées par Henitsoa Rafalia
Henitsoa Rafalia – Driq pour les intimes – est photojournaliste depuis trois ans. Il a notamment collaboré avec l’agence de presse turque Anadolu.Pour son premier grand sujet photo – après un essai sur le Famadihana en août 2014 – il a choisi le Sambatra, un rite typique du peuple Antambahoaka, près de Mananjary, qui a lieu une fois tous les sept ans et que l’on a tendance à raccourcir un peu vite en « circoncision collective ». « C’est bien plus que ça. Pendant tout le mois que dure le Sambatra, on exalte le pouvoir monarchique des ampanjaka (souverains), on réconcilie le peuple s’il y a eu des conflits, on recense les Antambahoaka,
et effectivement tous les enfants mâles nés dans l’intervalle des sept dernières années sont circoncis pour être élevés au rang d’Antambahoaka. » Son reportage réalisé en octobre a été présenté en 40 photos durant le Mois de la photo Sar’nao, lors d’une exposition individuelle au Centre de presse malagasy d’Antsakaviro en novembre dernier.
La grande procession qui est organisée durant l’événement reconstitue le voyage de Raminia, l’ancêtre du peuple Antambahoaka, de la Mecque à Mananjary. A cette occasion, certains fady (tabous) doivent être observés, comme de porter des vêtements noirs, des sandales et des chaussures lorsque l’on foule la terre sacrée des tranobe (maisons royales des ampanjaka) et durant la procession. Les femmes sont tenues d’avoir les cheveux tressés. Personne ne peut porter de vêtements à manches courtes, ni être barbus ou avoir les cheveux longs en ce qui concerne les hommes. Enfin, chaque jeudi du mois du Sambatra marque une pause dans les célébrations, car c’est un jour considéré comme néfaste par les Antambahoaka. Durant le Sambatra, on transporte un mozinga, un tonnelet rempli de betsa (boisson traditionnelle) où chacun pourra boire, une fois arrivé au tranobe. On ne doit cependant pas le vider avant la fin des circoncisions. Une fois le mozinga terminé, on proclame la fin du Sambatra.
Henitsoa Rafalia
Le Tora-sitona est une épreuve de force entre les pères des enfants à circoncire et les oncles,plusieurs
jours avant la circoncision. Les oncles lancent ces bouts de bois en arrivant du côté de la plage
et sont accueillis par les pères, mains nues, qui les renvoient à leur tour.
Des femmes vont rendre visite aux 12 tranobe de Mananjary. Pendant les trois premières semaines du mois, les habitants de chaque tranobe se rendent des visites de courtoisie, pieds nus en signe de pureté, en portant des tenues cérémoniales.
Mety Clovis est l’ampanjaka (souverain) du tranobe Ramalaza. Il sort du palais après avoir été
habillé, pour aller bénir les zébus à sacrifier
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