Madagascar , mon rêve

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Dilann Mamodaly
Dilann Tours Madagascar
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mardi 29 septembre 2015

Orchidée : La belle de la forêt

L’insularité de Madagascar a engendré une profusion d’espèces animales et végétales. L’une d’entre elles est l’orchidée. Sur un ensemble de 20 000 espèces réparties dans le monde, 1 000 sont recensées dans la Grande Ile et 85 % de ces espèces sont endémiques.
L’orchidée, avec sa beauté légendaire, est une fleur élégante et frêle. Hôte de nos forêts naturelles depuis des millénaires, elle se décline en plante herbacée, terrestre ou épiphyte (poussant sur d’autres plantes), occupant aussi bien les arbres que les rochers ou l’humus. Ses caractéristiques résident dans ses fleurs : la présence de deux pétales supérieurs identiques et un autre inférieur modifié (ou labelle) présentant un aspect assez différent pour chaque espèce, contribue ainsi à son identification.
Justement, ce pétale, la partie la plus étonnante de la fleur et aussi véritable terrain d’atterrissage du pollinisateur, se distingue par sa forme, sa coloration et sa taille.
Beaucoup d’orchidées sauvages embaument leurs alentours avec des parfums légers mais agréables. Angraecum longicalcar, espèce endémique de Madagascar, n’émet sa fragrance qu’une fois la nuit tombée. Mais d’autres espèces font aussi la renommée de notre île comme l’étoile de Madagascar, Angraecum sesquipedale (Thouars), originaire des forêts côtières de l’Est, caractérisée par la présence de fleurs avec un grand éperon nectaire de 25 à 30 cm de long et dont la base est remplie de nectar. Ou encore la vanille, Vanilla planifolia , ingrédient incontournable de la pâtisserie mondiale, qui rend Madagascar célèbre, est de la famille des Orchidées. Elle a été introduite chez nous et est cultivée principalement dans le nord et l’est de l’île. Toutefois, Madagascar héberge huit espèces de vanilles sauvages, dont sept endémiques et une, Vanilla humbotii, partagée avec les Comores.
Certaines orchidées sont devenues extrêmement rares comme l’orchidée noire Cymbidiella falcigera ou encore la fascinante Eulophiella roempleriana caractérisée par sa magnifique corole rose fushia, qui constituent dorénavant les espèces emblématiques de Madagascar.
Les orchidées entretiennent des relations stratégiques et symbiotiques avec certaines espèces animales comme les papillons, oiseaux, fourmis, mais aussi avec d’autres espèces végétales. Certaines orchidées sécrètent une phéromone irrésistible pour attirer les fourmis. L’étoile de Madagascar produit pour sa part un nectar dont raffole une espèce de papillon nocturne doté d’une très longue trompe. Tous les moyens sont bons pour séduire les pollinisateurs. Une véritable chaîne alimentaire s’établit sur certaines espèces. L’odeur forte de l’orchidée Bulbophyllum occlusum appâte les mouches dont se nourrissent les araignées et qui, à leur tour, attirent le colibri pollinisateur. Et la boucle est bouclée !
La ruée des botanistes du monde entier pour compléter leurs collections d’orchidées et l’exploitation économique locale de la forêt primaire ont contribué à fragiliser l’habitat naturel des ces espèces végétales. C’est ainsi que toutes les espèces d’orchidées de Madagascar sont inscrites dans les annexes de la Cites (Convention sur le commerce international des espèces de faune et flore sauvages menacées d’extinction). Car si l’on continue à dépouiller nos forêts naturelles de leurs « pièces maîtresses », nous parlerons des orchidées, mais cette fois au passé.

Angraecum longicalcar


Angraecum sesquipedale avec son pollinisateur, un papillon sphynx.



Cymbidiella falcigera, l’orchidée noire. La vanille est de la famille des orchidées (ici, tri des gousses).

#HansRajaonera Missouri Botanical Garden









mercredi 23 septembre 2015

La forêt sur sable d’Agnalazaha

Il aura fallu l’effort conjugué de l’administration forestière de Farafangana, de la commune rurale de Mahabo-Mananivo et de Missouri Botanical Garden pour que la forêt sur sable d’Agnalazaha soit enfin conservée et devienne une nouvelle aire protégée de Madagascar. 
Longeant la plaine côtière, la nouvelle aire protégée d’Agnalazaha est localisée dans la commune rurale de Mahabo-Mananivo, sur la RN 12, à 55 km de Farafangana. Exposée directement à l’océan Indien, la fragile forêt sur sable d’Agnalazaha subit l’influence active de l’alizé qui apporte une forte humidité atmosphérique. Les impers et cirés y sont de mise au moins 219 jours par an, avec de fortes pluies de décembre à avril. Malgré tout, la moyenne de la température annuelle y est de 23°C. Une chaleur bienfaisante qui attire des visiteurs, surtout pendant la saison fraîche de Madagascar.
La forêt s’étend sur 2 747 hectares à moins de 50 mètres d’altitude, entrecoupée de nombreux marécages où poussent les mahampy (sorte de joncs). Le parcours ne présente aucune difficulté car des pistes et des ponts ont été aménagés par l’association Soazagnahary, représentant la commune rurale de Mahabo-Mananivo, et les guides locaux.
Malgré la pauvreté en matières organiques de son sol sableux, Agnalazaha peut se targuer d’héberger 357 espèces de plantes, dont plus de la moitié est endémique de Madagascar. On y trouve également des plantes endémiques locales, pour ainsi dire connues uniquement ici, dont l’orchidée Bulbophyllum jackyi, la nouvelle espèce de bois d’ébène Diospyros mahaboensis ined et l’arbuste Ivodea mahaboensis ined, de la famille des orangers. Et la faune n’est pas en reste avec sept espèces de micromammifères dont cinq – excusez du peu ! – sont endémiques de Madagascar. Ainsi de la petite chauve-souris rousse Pteropus rufus, du tenrec ecaudatus qui rappelle le hérisson, de l’insectivore zébré Hemicentetes semispinosus, du grand hérisson tenrec Setifer setosus et de la très chassée Oryzorictes hova dont le physique se rapproche plus du rat que du tenrec.
Agnalazaha constitue, également, le terrain de prédilection de cinq espèces de lémuriens : les diurnes Eulemur cinereiceps et Hapalemur griseus et les nocturnes Avahi ramanantsoavanai, Microcebus rufus et Cheirogalus major. Tous sont menacés d’extinction. Eulemur cinereiceps et Avahi rama nantsoavanai restreints à la région Atsimo Atsinanana, s’observent facilement dans la forêt d’Agnalazaha, à la satisfaction des touristes.
Pour les passionnés d’oiseaux, il faut se lever tôt pour assister à l’envol des 66 espèces, dont 23 sont identifiées comme endémiques de Madagascar comme le majestueux ibis huppé Lophotibis cristata. Comme toutes les forêts de la côte orientale, Agnalazaha est riche en reptiles et amphibiens, respectivement 32 et 24 espèces, avec là aussi des espèces locales d’un énorme intérêt scientifique, comme les geckos Phelsuma cf. quadriocellata et Phelsuma sp.nov. A noter que le gecko Phelsuma antanosy, une espèce supposée propre à la région de Fort-Dauphin, a été collecté dans la forêt d’Agnalazaha. La RN12 passe devant le bureau local de Missouri Botanical Garden (MBG) où commencent les visites.
Jusqu’à Agnalazaha, les paysages se succèdent sur 5 km de pistes, avec notamment l’espace aux Nepenthes madagascariensis ou le marécage à mahampy, sorte de jonc, matière première de l’activité vannière qui fait la renommée mondiale du site. La visite ne peut se terminer que sur les plages de sable fin à perte de vue avec le déferlement des vagues destinées aux surfers les plus aguerris. En tout et pour tout, les infrastructures sur place peuvent accueillir 44 personnes par nuitée. Pour la commodité des visiteurs, MBG met à leur disposition des bungalows en falafa et des chambres dans une maison en bois d’eucalyptus. Ressourcement garanti.
http://www.nocomment.mg/la-foret-sur-sable-dagnalazaha/
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mardi 15 septembre 2015

Environnement – Une nouvelle aire protégée à Ibity

Environnement – Une nouvelle aire protégée à Ibity


Attendu depuis une dizaine d’années, le décret d’application de la protection et de la signature d’un accord national sur le plan d’aménagement et de gestion de l’aire protégée du mont Ibity, a finalement vu le jour. Durant ces longues années d’attente, le Missouri Botanical Garden ou MBG, en collaboration avec l’association de développement local des trois communes concernées ainsi que toutes les autorités et responsables concernés n’ont cessé de s’activer dans la préservation de ce site qui renferme maintes richesses naturelles.
« Certes, beaucoup de recherches  qui nous ont conduits à de nombreuses découvertes, ont déjà été effectuées dans cette aire protégée, mais autant de secrets restent encore à découvrir », signale Mamisoa Andrianjafy, responsable de la protection au sein de l’institution de recherche et de protection environnementale MBG. Celle-ci se préoccupe de faciliter les activités du comité de gestion qui regroupe les associations villageoises des trois communes sur lesquelles s’étend le site.
Des forêts galeries
 Située à 24 km au Sud d’Antsirabe, la nouvelle aire protégée s’étale sur une superficie de 6 136 hectares dans les communes de Sahani­votry, Manandona et Ibity. Elle est, en général, formée de grottes, de savanes, de forêts galeries ainsi que de végétations saxicoles. Outre l’histoire et la culture qu’elles gardent jalousement, comme le « doany » et les tombeaux des anciens chefs, la flore- une vingtaine d’espèces uniques de plantes- et la faune- une trentaine d’espèces d’animaux endémiques comme la chauve-souris et le caméléon- font également sa renommée.
Conscient des atouts environnemental, touristique et économique que le site représente pour la région, tous les acteurs concernés ont décidé de le dévoiler. Son ouverture officielle s’est déroulée, mercredi.
La population y gagne de nombreux avantages. Elle peut utiliser directement l’eau d’une source pour irriguer ses cultures. À cela s’ajoutent des atouts indirects comme  la  création d’activités génératrices de revenus qu’elle exerce dans le cadre du tourisme villageois.
Toutefois, la pratique des tavy (feux de culture) et l’exploitation illicite des richesses naturelles qui ont souvent lieu dans ces localités, constituent des menaces permanentes pour la protection de la nouvelle aire à préserver. Ce qui mérite réflexion.

Angola Ny Avo

http://www.lexpressmada.com/blog/actualites/environnement-une-nouvelle-aire-protegee-a-ibity-40952/
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vendredi 7 août 2015

Une famille française traverse Madagascar en charrette

 Une famille d’aventuriers français traverse du Sud au Nord la Grande île depuis l’année dernière, pour y mener des actions humanitaires en faveur des plus démunis. Un voyage au bout du monde, qui semble tenir à cœur à Alexandre Poussin, son épouse et leurs deux enfants, Philaé, 10 ans et Ulysse, 7 ans.
La famille Poussin sur la dune du parc naturel de Kirindy Mitea, dans le Sud de Madagascar
La famille Poussin sur la dune du parc naturel de Kirindy Mitea, dans le Sud de Madagascar
© madatrek.com
Leur voyage a débuté officiellement au mois de mai 2014. Il devra durer 16 mois, avec un seul objectif, organiser une récolte de fonds, pour soutenir des associations humanitaires présentes à Madagascar. Jusqu’ici, la famille Poussin a déjà récolté 10 000 euros, durant leur périple de 1 464 km, partant des Hauts-Plateaux vers le grand Sud du pays. Une somme qui sera versée entièrement à des associations, en vue de la construction d’écoles et bien d’autres urgences. Dimanche, ils ont atteint le Cap Sainte-Marie, à l’extrême Sud, et se dirige actuellement vers le Nord, pour atteindre Antsiranana. 

La famille Poussin effectue cette traversée de Madagascar à pied, accompagnée d’une charrette à zébus, qu’Alexandre Poussin a construite avec l’aide de menuisiers malgaches. « La charrette est autant un moyen de communication qu’un moyen de transport. Et un refuge pour Ulysse et Philae dans les montées », explique l’aventurier français sur le site officiel du projet. Ils n’emmènent avec eux que peu de biens qui tiennent dans la charrette. 

En effet, il s’agit d’un projet dénommé « Madatrek », qui a vu le jour 10 ans après leur premier périple en Afrique. En 2001, Alexandre et Sonia, son épouse, ont réalisé la traversée de l’Afrique à pieds depuis le Cap de Bonne Espérance jusqu’au Mont des Béatitudes en Israël, en suivant la vallée du Grand Rift Est Africain. Le voyage s’est achevé en 2004. Ils ont effectué 14 000km et rencontré 12 000 familles. Leur objectif était de donner une image moins pessimiste du continent noir et de ses habitants, à travers une série documentaire et des livres. Cette fois-ci à Madagascar, ils revivent l’expérience, mais avec leurs deux enfants, qui n’étaient pas encore nés il y a 10 ans.
La famille Poussin sur la côte Ouest de Madagascar, avec leur charrette
La famille Poussin sur la côte Ouest de Madagascar, avec leur charrette
© madatrek.com
« Nous voulons avec notre charrette à zébus, nous rendre dans douze missions, ONG, associations qui œuvrent pour la reconstruction du pays, la restauration de son environnement et le mieux-être de populations éprouvées ou laissées pour compte », explique encore Alexandre Poussin qui estime que ce voyage en terre malgache est plus utile et sédentaire qu’Africa Trek. 

Depuis le début de la traversée, ils ont pu constater l’envergure du travail fourni par les associations humanitaires, reparties dans divers domaines, comme l’éducation ou l’environnement et la santé. Etant réalisateurs et reporters, Alexandre et Sonia mettront en lumière leurs actions et leur donner un écho, à travers des documentaires qui seront diffusés sur la chaîne Voyage, à la rentrée prochaine. 

Au-delà du coté humanitaire du projet, Madatrek est également un coup de pouce au tourisme local. Alexandre et son épouse relatent quotidiennement, chaque étape de leur voyage à travers la Grande île, sur leur page facebook ou sur le site de Madatrek. De belles images du pays, de ses lagons, de ses plages, de ses animaux et surtout de sa population font le tour du monde grâce à la famille Poussin. 

Alex 
© TGN

http://www.moov.mg/tourisme.php?articleId=854080
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vendredi 24 juillet 2015

L’arbre sacré de Mahatsinjo

Un arbre majestueux de plus de 30 mètres de haut. Ses ramifications qui partent dans tous les sens comme une folle chevelure, occupent à elles seules une surface de 5 500 mètres carrés.
Ce Ficus religiosa (appelé aussi « figuier de pagode »), vieux de plus de 200 ans, est unique dans la sousrégion, même s’il n’est pas endémique de Madagascar. Il est très répandu en Asie sous le nom de pipal ou « arbre de la Bhodi » (arbre de la Sagesse), considéré comme sacré par les hindous et les bouddhistes. Le plus connu, au nord-est de l’Inde, se situe dans la ville de Bodh-Gaya : on dit que c’est sous ses branches que le Bouddha méditant aurait atteint le Nirvâna.
Sans doute moins visité, l’arbre sacré de Mahatsinjo n’en voit pas moins défiler quelque 7 000 touristes étrangers par an. « En somme l’un des hauts lieux touristiques de l’île », fait valoir Zeny Jacques, le responsable du site. Sans parler des populations locales qui viennent s’y recueillir en nombre : entre 100 et 150 personnes par semaine, selon Zeny Jacques. Un véritable lieu de pèlerinage, autant pour les hindous de passage que pour les Sakalava qui viennent demander aux Razana (Ancêtres) et au Créateur suprême une bénédiction ou la résolution d’un voeu.
L’enceinte clôturée du ficus est riche en symboles de sainteté de toutes sortes. Son tronc et certaines de ses racines aériennes sont couverts avec de tissus de couleur rouge vif ou blanc. Entre ses racines, ici ou là, on aperçoit des pièces de monnaie, quelques bouteilles de rhum et des flacons de miel. Autant d’offrandes aux Razana. Egalement des têtes de zébus accrochées au tronc principal de l’arbre.« Ce sont les zébus qu’on a abattus ici-même pour le sôrotsôrony, le repas sacré avec les Razana. En guise de remerciement, les pèlerins sont contraints de revenir avec des présents plus grands et plus importants lorsqu’ils ont eu ce qu’ils demandaient. »
Ce site cultuel est ouvert à tous les publics « Il faut juste que les visiteurs respectent les règles et les rituels même s’ils n’y croient pas », souligne Zeny Jacques. Comme d’enlever ses chaussures, porter un lambahoany ou pénétrer dans la zone du pied droit. 

#SolofoRanaivo