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Dilann Mamodaly
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mardi 15 septembre 2015

Environnement – Une nouvelle aire protégée à Ibity

Environnement – Une nouvelle aire protégée à Ibity


Attendu depuis une dizaine d’années, le décret d’application de la protection et de la signature d’un accord national sur le plan d’aménagement et de gestion de l’aire protégée du mont Ibity, a finalement vu le jour. Durant ces longues années d’attente, le Missouri Botanical Garden ou MBG, en collaboration avec l’association de développement local des trois communes concernées ainsi que toutes les autorités et responsables concernés n’ont cessé de s’activer dans la préservation de ce site qui renferme maintes richesses naturelles.
« Certes, beaucoup de recherches  qui nous ont conduits à de nombreuses découvertes, ont déjà été effectuées dans cette aire protégée, mais autant de secrets restent encore à découvrir », signale Mamisoa Andrianjafy, responsable de la protection au sein de l’institution de recherche et de protection environnementale MBG. Celle-ci se préoccupe de faciliter les activités du comité de gestion qui regroupe les associations villageoises des trois communes sur lesquelles s’étend le site.
Des forêts galeries
 Située à 24 km au Sud d’Antsirabe, la nouvelle aire protégée s’étale sur une superficie de 6 136 hectares dans les communes de Sahani­votry, Manandona et Ibity. Elle est, en général, formée de grottes, de savanes, de forêts galeries ainsi que de végétations saxicoles. Outre l’histoire et la culture qu’elles gardent jalousement, comme le « doany » et les tombeaux des anciens chefs, la flore- une vingtaine d’espèces uniques de plantes- et la faune- une trentaine d’espèces d’animaux endémiques comme la chauve-souris et le caméléon- font également sa renommée.
Conscient des atouts environnemental, touristique et économique que le site représente pour la région, tous les acteurs concernés ont décidé de le dévoiler. Son ouverture officielle s’est déroulée, mercredi.
La population y gagne de nombreux avantages. Elle peut utiliser directement l’eau d’une source pour irriguer ses cultures. À cela s’ajoutent des atouts indirects comme  la  création d’activités génératrices de revenus qu’elle exerce dans le cadre du tourisme villageois.
Toutefois, la pratique des tavy (feux de culture) et l’exploitation illicite des richesses naturelles qui ont souvent lieu dans ces localités, constituent des menaces permanentes pour la protection de la nouvelle aire à préserver. Ce qui mérite réflexion.

Angola Ny Avo

http://www.lexpressmada.com/blog/actualites/environnement-une-nouvelle-aire-protegee-a-ibity-40952/
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vendredi 7 août 2015

Une famille française traverse Madagascar en charrette

 Une famille d’aventuriers français traverse du Sud au Nord la Grande île depuis l’année dernière, pour y mener des actions humanitaires en faveur des plus démunis. Un voyage au bout du monde, qui semble tenir à cœur à Alexandre Poussin, son épouse et leurs deux enfants, Philaé, 10 ans et Ulysse, 7 ans.
La famille Poussin sur la dune du parc naturel de Kirindy Mitea, dans le Sud de Madagascar
La famille Poussin sur la dune du parc naturel de Kirindy Mitea, dans le Sud de Madagascar
© madatrek.com
Leur voyage a débuté officiellement au mois de mai 2014. Il devra durer 16 mois, avec un seul objectif, organiser une récolte de fonds, pour soutenir des associations humanitaires présentes à Madagascar. Jusqu’ici, la famille Poussin a déjà récolté 10 000 euros, durant leur périple de 1 464 km, partant des Hauts-Plateaux vers le grand Sud du pays. Une somme qui sera versée entièrement à des associations, en vue de la construction d’écoles et bien d’autres urgences. Dimanche, ils ont atteint le Cap Sainte-Marie, à l’extrême Sud, et se dirige actuellement vers le Nord, pour atteindre Antsiranana. 

La famille Poussin effectue cette traversée de Madagascar à pied, accompagnée d’une charrette à zébus, qu’Alexandre Poussin a construite avec l’aide de menuisiers malgaches. « La charrette est autant un moyen de communication qu’un moyen de transport. Et un refuge pour Ulysse et Philae dans les montées », explique l’aventurier français sur le site officiel du projet. Ils n’emmènent avec eux que peu de biens qui tiennent dans la charrette. 

En effet, il s’agit d’un projet dénommé « Madatrek », qui a vu le jour 10 ans après leur premier périple en Afrique. En 2001, Alexandre et Sonia, son épouse, ont réalisé la traversée de l’Afrique à pieds depuis le Cap de Bonne Espérance jusqu’au Mont des Béatitudes en Israël, en suivant la vallée du Grand Rift Est Africain. Le voyage s’est achevé en 2004. Ils ont effectué 14 000km et rencontré 12 000 familles. Leur objectif était de donner une image moins pessimiste du continent noir et de ses habitants, à travers une série documentaire et des livres. Cette fois-ci à Madagascar, ils revivent l’expérience, mais avec leurs deux enfants, qui n’étaient pas encore nés il y a 10 ans.
La famille Poussin sur la côte Ouest de Madagascar, avec leur charrette
La famille Poussin sur la côte Ouest de Madagascar, avec leur charrette
© madatrek.com
« Nous voulons avec notre charrette à zébus, nous rendre dans douze missions, ONG, associations qui œuvrent pour la reconstruction du pays, la restauration de son environnement et le mieux-être de populations éprouvées ou laissées pour compte », explique encore Alexandre Poussin qui estime que ce voyage en terre malgache est plus utile et sédentaire qu’Africa Trek. 

Depuis le début de la traversée, ils ont pu constater l’envergure du travail fourni par les associations humanitaires, reparties dans divers domaines, comme l’éducation ou l’environnement et la santé. Etant réalisateurs et reporters, Alexandre et Sonia mettront en lumière leurs actions et leur donner un écho, à travers des documentaires qui seront diffusés sur la chaîne Voyage, à la rentrée prochaine. 

Au-delà du coté humanitaire du projet, Madatrek est également un coup de pouce au tourisme local. Alexandre et son épouse relatent quotidiennement, chaque étape de leur voyage à travers la Grande île, sur leur page facebook ou sur le site de Madatrek. De belles images du pays, de ses lagons, de ses plages, de ses animaux et surtout de sa population font le tour du monde grâce à la famille Poussin. 

Alex 
© TGN

http://www.moov.mg/tourisme.php?articleId=854080
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vendredi 24 juillet 2015

L’arbre sacré de Mahatsinjo

Un arbre majestueux de plus de 30 mètres de haut. Ses ramifications qui partent dans tous les sens comme une folle chevelure, occupent à elles seules une surface de 5 500 mètres carrés.
Ce Ficus religiosa (appelé aussi « figuier de pagode »), vieux de plus de 200 ans, est unique dans la sousrégion, même s’il n’est pas endémique de Madagascar. Il est très répandu en Asie sous le nom de pipal ou « arbre de la Bhodi » (arbre de la Sagesse), considéré comme sacré par les hindous et les bouddhistes. Le plus connu, au nord-est de l’Inde, se situe dans la ville de Bodh-Gaya : on dit que c’est sous ses branches que le Bouddha méditant aurait atteint le Nirvâna.
Sans doute moins visité, l’arbre sacré de Mahatsinjo n’en voit pas moins défiler quelque 7 000 touristes étrangers par an. « En somme l’un des hauts lieux touristiques de l’île », fait valoir Zeny Jacques, le responsable du site. Sans parler des populations locales qui viennent s’y recueillir en nombre : entre 100 et 150 personnes par semaine, selon Zeny Jacques. Un véritable lieu de pèlerinage, autant pour les hindous de passage que pour les Sakalava qui viennent demander aux Razana (Ancêtres) et au Créateur suprême une bénédiction ou la résolution d’un voeu.
L’enceinte clôturée du ficus est riche en symboles de sainteté de toutes sortes. Son tronc et certaines de ses racines aériennes sont couverts avec de tissus de couleur rouge vif ou blanc. Entre ses racines, ici ou là, on aperçoit des pièces de monnaie, quelques bouteilles de rhum et des flacons de miel. Autant d’offrandes aux Razana. Egalement des têtes de zébus accrochées au tronc principal de l’arbre.« Ce sont les zébus qu’on a abattus ici-même pour le sôrotsôrony, le repas sacré avec les Razana. En guise de remerciement, les pèlerins sont contraints de revenir avec des présents plus grands et plus importants lorsqu’ils ont eu ce qu’ils demandaient. »
Ce site cultuel est ouvert à tous les publics « Il faut juste que les visiteurs respectent les règles et les rituels même s’ils n’y croient pas », souligne Zeny Jacques. Comme d’enlever ses chaussures, porter un lambahoany ou pénétrer dans la zone du pied droit. 

#SolofoRanaivo






jeudi 23 juillet 2015

L’arbre sacré de Mahatsinjo

Un arbre majestueux de plus de 30 mètres de haut. Ses ramifications qui partent dans tous les sens comme une folle chevelure, occupent à elles seules une surface de 5 500 mètres carrés.
Ce Ficus religiosa (appelé aussi « figuier de pagode »), vieux de plus de 200 ans, est unique dans la sousrégion, même s’il n’est pas endémique de Madagascar. Il est très répandu en Asie sous le nom de pipal ou « arbre de la Bhodi » (arbre de la Sagesse), considéré comme sacré par les hindous et les bouddhistes. Le plus connu, au nord-est de l’Inde, se situe dans la ville de Bodh-Gaya : on dit que c’est sous ses branches que le Bouddha méditant aurait atteint le Nirvâna.
Sans doute moins visité, l’arbre sacré de Mahatsinjo n’en voit pas moins défiler quelque 7 000 touristes étrangers par an. « En somme l’un des hauts lieux touristiques de l’île », fait valoir Zeny Jacques, le responsable du site. Sans parler des populations locales qui viennent s’y recueillir en nombre : entre 100 et 150 personnes par semaine, selon Zeny Jacques. Un véritable lieu de pèlerinage, autant pour les hindous de passage que pour les Sakalava qui viennent demander aux Razana (Ancêtres) et au Créateur suprême une bénédiction ou la résolution d’un voeu.
L’enceinte clôturée du ficus est riche en symboles de sainteté de toutes sortes. Son tronc et certaines de ses racines aériennes sont couverts avec de tissus de couleur rouge vif ou blanc. Entre ses racines, ici ou là, on aperçoit des pièces de monnaie, quelques bouteilles de rhum et des flacons de miel. Autant d’offrandes aux Razana. Egalement des têtes de zébus accrochées au tronc principal de l’arbre.« Ce sont les zébus qu’on a abattus ici-même pour le sôrotsôrony, le repas sacré avec les Razana. En guise de remerciement, les pèlerins sont contraints de revenir avec des présents plus grands et plus importants lorsqu’ils ont eu ce qu’ils demandaient. »
Ce site cultuel est ouvert à tous les publics « Il faut juste que les visiteurs respectent les règles et les rituels même s’ils n’y croient pas », souligne Zeny Jacques. Comme d’enlever ses chaussures, porter un lambahoany ou pénétrer dans la zone du pied droit. 
http://www.nocomment.mg/larbre-sacre-de-mahatsinjo/
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À Hell-Ville, l’arbre sacré de Mahatsinjo est l’un des sites les plus visités de Nosy Be. Objet d’un culte traditionnel, ce ficus deux fois centenaire attire aussi bien les touristes étrangers que les populations locales. Son nom botanique de « religiosa » n’est certes pas usurpé. 


Des têtes de zébu sont accrochées aux racines en offrande.


Les pélerins processionnent entre ses racines aériennes.



jeudi 16 juillet 2015

Toliara – L’aire protégée d’Amoron’i Onilahy créée

Atsimo-Andrefana est vraiment un sanctuaire de la nature, favorable à l’écotourisme et à d’autres activités de recherche et de préservation. En effet, l’aire protégée d’Amoron’i Onilahy est sur le point d’être opérationnelle. C’est ce qui ressort d’une réunion de travail qui s’est déroulée, jeudi dernier, à la grande salle de réunion de l’Office régional du tourisme de Toliara à Ankilisoafilira. Au cours de cet atelier, son décret de création ainsi que son plan d’aménagement et de gestion ont été présentés aux parties prenantes.
De fait, l’aire protégée d’Amoron’i Onilahy, dont le WWF est le promoteur, a obtenu le statut de protection définitive le 28 avril dernier. Elle inclut les deux rives du fleuve Onilahy. Elle est délimitée par la RN 7 au nord, la commune rurale d’Ankazomanga Ouest au sud, la RN 10 à l’est et la commune rurale de Saint-Augustin à l’ouest. Onze communes rurales sont directement concernées par les trois blocs qui la composent. D’une superficie de 100 482 hectares, elle est vouée à devenir une aire protégée de catégorie 5 selon la classification de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) comme « paysage harmonieux protégé ». Les communautés et les acteurs locaux seront impliqués dans sa gestion.
Complémentaires
 « Elle sera l’objet de l’initiation des actions de conservation et de restauration cohérente, avec la gestion durable des ressources naturelles valorisant son aspect esthétique et paysagiste, et intégrant les activités humaines », précise Manjakalaza Andrianarimanana, chef de projet de l’aire protégée d’Amoron’i Onilahy auprès du WWF.
« Le développement de l’écotourisme est un des piliers de la création dans cette nouvelle aire protégée car, elle apportera des retombées économiques pour les communautés locales, les premiers bénéficiaires. Ensuite, elle rapportera des fonds pour assurer sa bonne gestion », conclut-il.
Les touristes amoureux de la nature qui vont visiter la région du Sud-ouest seront gâtés car ils auront un large choix entre les deux aires protégées, à savoir celle de Tsinjoriake ouverte très largement sur la mer et celle d’Amoron’i Onilahy un peu plus à l’intérieur des terres. Mais ensemble, elles sont complémentaires.
Taux d’endémicité élevé
La basse vallée de l’Onilahy est une zone très importante par la grande diversité de ses paysages et de ses ressources. Elle est connue par l’importance de sa biodiversité très vulnérable mais dont le taux d’endémicité est élevé. Elle joue un rôle capital dans le maintien du processus écologique évolutif et assure la survie de toute la population qui y vit.
L’aire protégée d’Amoron’i Onilahy comprend la forêt-galerie le long du fleuve Onilahy, et les zones humides constituées de lacs et de marais (les Sept lacs, le lac Antafoka, le lac Ranomay et le marais de Mahaleotse) qui sont parmi les plus connues comme étant des « réservoirs » des arbres « Manjakabenitany » (Baudouinia fluggeiformis). Elle renferme une large gamme d’espèces faunistiques, comprenant 79 espèces d’oiseaux, 27 espèces de mammifères dont la majeure partie est endémique, 55 espèces de reptiles dont 19 endémiques du Sud-ouest de Madagascar. Tour cela justifie la conservation de cette zone.

Francis Ramanantsoa


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mercredi 8 juillet 2015

Sainte-Marie – Le Festival des baleines démarre en trombe

«C’est le plus grand Festival qui ne s’est jamais déroulé à Madagascar, car il réunit toute la population de Sainte-Marie, des chercheurs, des scientifiques, des touristes venus des quatre coins du monde, et les Malgaches. » C’est en ces termes que le président de la République, Hery Rajaonarimampianina, s’est adressé hier, à la population saint-marienne, en ouvrant le Festival de la baleine, à Ambodifotatra. Placée sous le thème du « Développement et préservation de l’Environne­ment », la manifestation culturelle et scientifique parrainée par son épouse, Voahangy Rajaonari­mampianina, a été organisée par l’association Cetamada. Elle durera jusqu’au 12 juillet.Plusieurs organismes et diverses organisations, dont l’Association des femmes pour le développement de Sainte-Marie dénommée «Drôles de Dames», appuient les diverses manifestations, et surtout la population de l’Île Jardin. Dès hier, tous les Fokontany étaient présents au carnaval qualifié «  du plus beau jamais initié à Madagascar» par bon nombre d’observateurs.
Fascinant
 La Première Dame n’a pas manqué de souligner « que le plus spectaculaire dans ce carnaval, c’est que la population a mis en exergue la vie quotidienne de ses quartiers, les plantes qu’elle utilise pour se vêtir, son mode de vie avec la pêche traditionnelle. C’est fascinant!»
Pour sa part, le Président a attiré l’attention de la population saint-marienne sur l’atout qu’apporte à son île l’évènement axé sur cette espèce écologique que sont les baleines. Ces mammifères sont un véritable trésor pour le tourisme car « le monde entier se tourne vers Sainte-Marie. Nous sommes prêts à développer l’île avec les élus locaux, à l’instar de Nosy Be. Grâce aux baleines, la préservation de l’environnement est importante et il faudrait l’insérer dans le programme scolaire ».
Il a ensuite fait part de certains programmes qu’il compte réaliser, tels la construction de routes, dont la boucle Mahavelona-Mandraka, et la mise en œuvre des énergies renouvelables afin d’éviter le délestage. Mais, ajoute-t-il, « tout projet de développement, pour se réaliser, nécessite paix sociale et stabilité. C’est pourquoi j’en appelle à la réconciliation nationale ». Pour clôturer son discours, le président Rajaonari­mampianina a offert du matériel de pêche à la population de Sainte-Marie.

Pela Ravalitera


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